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Grenades et grenadiers



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Cultiver le grenadier...

Cet arbre, commun dans le Nord de l’Inde, est maintenant répandu dans la plupart des pays chauds ; originaire d’Orient, il est naturalisé dans le midi de l’Europe et dans le Nord de l’Afrique depuis les temps les plus reculés.
Desfontaines le trouva aux environs de l’ancienne Carthage, les Romains faisaient venir les grenades de cette contrée sous le nom de Malus Punica.
Chez les Juifs, le grand prêtre portait sur ses habits pontificaux des figures de grenades...

MULTIPLICATION

La multiplication du Grenadier se fait : par semis, par boutures, par marcottes, par drageons, et par greffes.

Semis :
Le semis a lieu au printemps, en pépinière, avec la graine récoltée la même année, il faut choisir pour cette opération la graine des variétés à fruits acides et de maturité tardive.
Ces variétés sont, en général, plus rustiques que celles à fruits doux.
Ce mode de multiplication est peu usité et ne peut être recommandé : il est long et insuffisant en homogénéité des résultats.

Bouture :
La bouture est le seul mode de multiplication pratique des Grenadiers.
Le bouturage est simple et donne ordinairement de bons résultats.
Le procédé est le suivant : en février-mars on taille les boutures de 20 cm à 25 cm de longueur et de 0,5 cm d'épaisseur.
Elles sont mises en pépinière de telle façon qu'un œil seulement reste au-dessus du sol, tous les autres sont enterrés.
Les boutures s'enracinent facilement et rapidement et dès le printemps suivant elles peuvent être mises en place. Cependant, il est plus prudent de les laisser en pépinière pendant deux saisons, ce que l'on fait couramment.
Parfois les boutures sont taillées en automne ; on les conserve alors pendant l'hiver dans le sable.
Au printemps, on les met en pépinière.
Ce procédé de bouturage favorise une repousse plus vigoureuse et plus rapide du jeune arbre, cependant les racines restent moins développées.

Marcotte :
Le marcottage est employé plus rarement quoiqu'il réussisse parfaitement, aussi bien par marcottage simple que par marcottage "chinois" ou en cepée.

Drageons :
La multiplication par drageons est assez facile à obtenir, car le Grenadier en produit parfois abondamment.
Du reste ce procédé est souvent employé dans la région méditerranéenne.

Greffe :
La greffe est rarement employée.
Elle est effectuée le plus couramment soit en écusson, soit à l'anglaise sur les Grenadiers obtenus par semis ou par drageons.

FORME

La culture du Grenadier doit se faire en formes libres, en plein vent.
Le Grenadier peut être conduit en demi-tige, basse-tige ou buisson.
Cette dernière forme est préférable, elle est la plus naturelle pour cette espèce.
En demi-tige la hauteur de la tige est de 0 m 40 à 0 m 50.
La culture du Grenadier en formes palissés et artificielles doit être totalement délaissée.
Son rendement en espalier devient tout à fait défectueux et sa vie brève, car le Grenadier, en général, supporte mal la taille.

PLANTATION

Distance :
Le Grenadier est planté soit à 5 m sur 5 m dans un terrain aride et pauvre, soit à 6 m sur 6 m dans un terrain profond et fertile.
Il est imprudent de planter les Grenadiers trop serrés à cause de la charpente buissonnante de l'arbre qui serait trop gènée.
Il y a donc tout avantage à lui donner de l'espace.
Parfois le Grenadier est planté le long des murs et des haies.
Dans ce cas on le plante tous les 4 mètres.

Plantation :
Le Grenadier peut être planté : 1° en verger homogène ou plantation isolé, 2° le long des murs et des haies.
La meilleur époque de plantation est le printemps, notamment en février-mars, à l'état de scion de deux ans.
M.HOGSON de Californie le cultivateur de Grena-diers bien connu, donne les renseignements suivants sur la plantation de ce dernier : Les Grenadiers doivent être plantés le plus tôt possible au printemps, dès le moment où le terrain peut être travaillé et pourvu qu'il ne soit pas trop humide.
La meilleur époque pour la plantation est le mois de février.
Néanmoins, le départ tardif de la végétation du Grenadier permet de le planter assez tard au printemps, sans les insuccès qu'on a d'ordinaire avec les espèces à noyaux plantées tard.
Il peut être planté de ce fait en mars et même en avril.
Le terrain doit être bien et profondément travaillé d'avance.
Après la plantation les arbres doivent être copieusement arrosés, c'est indispensable pour une bonne reprise.
Le paillis pour les jeunes arbres fraîchement plantés est à recommander si l’été est très chaud et sec.

CULTURE

La culture du Grenadier est facile.
Il est de ce fait trop souvent abandonné à lui-même sans aucun soin.
Cependant, il réagit d'une façon très marquée aux soins culturaux et à l'entretien et son rendement devient plus abondant et plus régulier.
Le même M. HOGSON nous donne des renseignements précieux au sujet de l'entretien d'une grenaderaie : "Pendant l'été le terrain de la plantation est cultivé avec les disques et les herses au moins trois ou quatre fois.
Dans les vergers adultes on travaille le terrain chaque 15 jours pendant la période de végétation.
Les irrigations sont indispensables et les irrigations insuffisantes ne produisent aucun effet.
La quantité d'eau nécessaire pour un Grenadier peut être calculée de la manière suivante : l'irrigation nécessaire pour une plantation d'Orangers doit correspondre à une épaisseur d'eau sur le sol de 10 à 15 cm, pour le Grenadier il suffit de 8 à 10 cm.
Pendant la période de végétation d'avril à juillet, on fait de deux à cinq copieuses irrigations".
Il y a des cultivateurs qui font les irrigations seulement jusqu'au mois de juillet, d'autres jusqu'au mois de septembre.
Ordinairement l'irrigation se fait par rigoles.
On peut laisser pousser le Grenadier en forme de buisson libre, comme le font les Perses, les Afghans et au Turkestan, qui plantent bien souvent cet arbre pour délimiter leurs propriétés et leurs champs de cultures ou à proximité des rigoles d'irrigation.
Dans ces conditions la taille est limitée à un éclaircissage intérieur et la suppression du bois sec et des gourmands fort nombreux chez le Grenadier.
Les travaux de taille sommaire se font chaque année au printemps, au début de la végétation.
Pour l'établissement rationnel d'une grenaderaie, on estime qu'il y a lieu d'adopter la formation suivante : une tige de 30 à 40 cm de hauteur, surmontée d'une charpente en bouquet formant gobelet ou boule.
Aucune forme artificielle, comme nous l'avons dit plus haut, c'est à dire espalier, palmette, cordon, etc... ne peut être admise dans une grenaderaie.


Grenadier à fruits doux
Grenadier punica

FRUCTIFICATION

Le Grenadier, bien soigné, commence à fructifier dans sa quatrième année : à ce moment, la croissance jusque-là vigoureuse, devient plus lente et plus réduite.
Dès le commencement de la fructification et jusqu'à 20 ans, le Grenadier pousse lentement, augmentant petit à petit le rendement.
Le rendement de l'arbre dépend beaucoup des conditions du terrain, de la taille, ainsi que de la variété.
Dans les terrains sablonneux, légers ou pauvres, les récoltes sont médiocres et irrégulières.
Il en est de même si l'arbre est négligé ou si la taille est défectueuse, par exemple trop courte.
C'est pourquoi la taille mal faite diminue la récolte, tandis que, faite attentivement elle peut favoriser la régularité de la fructification et le volume des fruits.
M.HOGSON rappelle aux arboriculteurs la particu-larité de beaucoup de variétés : Le fruit, souvent, se fend sur l'arbre, quand il est tout à fait mùr.
C'est pourquoi, il est prudent de faire la cueillette avant la complète maturité.
Il existe cependant des variétés dont les fruits restent sur l'arbre jusqu'à l'hiver, sans se fendre.

TAILLE

Les principes suivants doivent être suivis pour la taille rationnelle du Grenadier : On doit bien connaître le mode de végétation de l'arbre et les conditions particulières de la fructification du Grenadier.
Le Grenadier est un arbrisseau vigoureux, qui donne chaque année beaucoup de repousses au pied et de drageons.
Ces derniers lui donnent un aspect de touffe, si on laisse la plante sans taille.
Cette forme naturelle le fait ressembler (en grand) à une touffe de Groseiller ou de Cassis.
Bien souvent il est justement conduit en touffe ou en buisson.
La fructification chez le Grenadier a lieu sur une bourse à l'extrémité d'une coursonne.
C'est le vieux bois qui produit les fruits sur les branches exposées en dehors de la charpente.
Les branches qui poussent au dedans de la charpente sont ordinairement sans fruits.
Vu cette proprièté de fructification, la taille courte du Grenadier lui est contraire.
En taillant court et surtout le bois vieux on supprime la récolte pour deux ou trois ans au moins.
Le Grenadier étant planté comme scion, il faut le tailler à 25-30 cm du sol.
Après le départ de la végétation on choisit trois ou cinq yeux qui vont faire les branches charpentières.
Dès le début, il est prudent de les palisser sur des baguettes ou roseaux afin qu'elle deviennent plus régulières, plus fortes et disposées d'une façon plus symétrique sur la tige.
Etant palissées, ces branches prennent de la vigueur et la direction voulue.
L'hiver suivant, ces branches qui ont constitué le squelette de l'arbre, sont taillées au 3/5 de leur longueur.
Au printemps, sur chaque branche de la charpente on laisse 2-3 coursonnes en supprimant toutes les repousses sur la tige et au bas des branches charpentières.
Le problème de la taille des deux premières années est la formation d'une charpente compacte, forte, fondamentale et régulière.
A la troisième année, cette charpente doit être déjà constituée.
Après le commencement de la fructification (quatrième année), la taille du Grenadier consiste en suppression des gourmands, des drageons, des brindilles qui s'entrecroisent ou qui poussent en dedans de la charpente, ainsi que du bois mort.
Cette taille doit être pratiquée en automne ou au début de l'hiver, tout de suite après la chute des feuilles.
Cependant, le plus souvent, et c'est bien regrettable, le Grenadier est abandonné à lui-même.
Il n'est pas difficile de surveiller son développement en favorisant la vigueur des rameaux charpentiers, qui eux sont justement fructifères.

ENGRAIS

Autant l'irrigation est nécessaire dans la culture du Grenadier, autant on doit être prudent avec les engrais.
L'excès des engrais azotés fait souvent éclater les fruits sur l'arbre, alors qu'ils sont en train de mùrir.
Les même engrais azotés favorisent le dévelop-pement exagéré des brindilles, des gourmands et des drageons.
Il faut donc être prudent avec les engrais azotés et les employer uniquement quand l'arbre est chétif, et manque vraiment de vigueur.
Cependant, les engrais phosphatés ont une influence favorable sur la fructification.
Ces engrais sont généralement fournis en hiver.

SOINS CULTURAUX

Il faut procéder annuellement à un ameublissement du sol, et à la destruction des mauvaises herbes.
Un bèchage autour de l'arbre, s'il n'y a que quelques pieds isolés, ou un labour peu profond, si la plantation est consé-quente, sont nécessaires.
Au cours de l'été plusieurs sarclages s'imposent.

CUEILLETTE

La cueillette se fait à plusieurs reprises. La première a lieu dans la première quinzaine d'octobre.
Les deux ou trois suivantes se font avec intervalle de 8 à 10 jours chacune.
Il est prudent de cueillir un peu avant la complète maturité et d'éviter de cueillir par temps humide : les fruits se fendent.

PARASITES

Le Grenadier et la grenade ont peu d'ennemis.
Les ravageurs et les maladies cryptogamiques sont rares chez cette espèce et les dégâts ne sont pas importants.
La plupart des ravageurs du Grenadier sont répandus dans les pays tropicaux ou dans les régions voisines de la mer, par contre ils sont méconnus totalement ou peu dangereux dans des régions continentales.








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