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zones tropicales et méditerranéennes
Jujube et jujubier


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Les Jujubiers ou le genre Ziziphus

par Christian Catoire, Henri Zwang, Claude Bouet


Le genre jujubier est répandu sur une grande partie des terres immergées de notre petite planète.
Il se décline en de nombreuses espèces se déclinant elles-mêmes en de nombreuses variétés et cultivars comportant de nombreuses caractéristiques communes ; dont la plupart liées aux vertus médicinales et alimentaires de ses fruits.
Ce dossier, délicat à mener, au regard de la rareté des informations bibliographiques et des nombreuses confusions qui y règnent, c'est attaché à décrire l'espèce jujuba, plante commune au pourtour méditerranéen, mais aujourd'hui menacée de disparition, faute d'être utilisé par l'Homme malgré de nombreux potentiels écologique, agro-alimentaire et médical.
Espérons que les travaux menés par quelques passionnés des fruits oubliés permettent de renverser la menace qui pèse sur cette espèce fruitière.



tableau avec un sommaire du dossier Ziziphus

Sommaire du dossier Ziziphus






suite du dossier Ziziphus

Famille des Rhamnacées,

Genre Ziziphus (Linné), de Zizouf, le nom arabe du Z. Lotus

Ce genre comprend aujourd’hui environ soixante cinq espèces d’arbres ou d’arbuste rustiques, d’orangerie ou de serre tempérée, souvent retombants ou sarmenteux et épineux, habitant l’Asie et l’Amérique tropicales ainsi que toutes les régions tempérées des deux hémisphères.


Variété Jujuba (Mill.) syn. : Z. Sativa (Gaertn.)

Origine :

2000 ans avant Jésus Christ, le Jujubier arrive de Chine en Méditerranée

Le Jujubier est originaire de la Chine septentrionale. De là il avait été apporté dans l’Asie Occidentale 2500 ou 3000 ans avant l’ère Chrétienne, puis en Occident dans la région méditerranéenne où il se serait naturalisé.

Transporté de Syrie à Rome sous l’Empereur Auguste, son aire en Méditerranée correspond à celui de l’Olivier. De fait, sa culture en France date de la conquête Romaine.

Ensuite, il s'est répandu en Algérie, Tunisie, Italie, Espagne et partout dans l’Europe Méridionale, sans parler du Proche-Orient.

En France, on trouve localement des cultures résiduelles surtout en Provence, dans le Languedoc et le Roussillon. Dans le Midi on lui donne le nom de cicourlier, de guindanlier ou de Datte de Chine.

Il est plus rare en culture dans le Centre.

Caractères :

Port : c’est un arbuste de 5-6 mètres de hauteur, ou un petit arbre, à brindilles grêles, effilées, verdâtres, glabres, souvent épineuse (les variétés chinoises sont inermes). De la famille des rhamnacées, cet arbre drageonne beaucoup. Les vieux sujets ont un tronc crevassé. Le feuillage et le port de cet arbre contribuent à lui donner un aspect exotique.

Feuilles : caduques, alternes, ovale-oblongues, glabres sur les deux faces, finement dentelées.

Fleurs : petites, jaunâtres, axillaires, fasciculées. Bisexuelles, fleurissant en juin-juillet, les gelées de printemps ne sont jamais néfastes à sa fructification.

Fruit : ovoïde-oblong, ayant la forme et la grosseur d’une belle olive d’abord vert, puis jaune et enfin rouge foncé à la maturité, à noyau osseux. La pulpe est épaisse, d’un rouge jaunâtre un peu glutineuse, à saveur sucrée et fade. Maturité septembre octobre.

La fructification commence dès la quatrième année ; l’arbre est en plein rendement vers l’âge de quinze ans ; il est très productif lorsqu’il reçoit des arrosages copieux pendant l’été (ndlr : cela reste à démontrer).

Les conditions climatiques du Midi de la France lui conviennent parfaitement. Dans le Centre de la France il souffre parfois du froid et reste souvent infertile.

Les arbres du Midi, notamment ceux que l’on rencontre aux environs d’Aubagne ne produisent que de petits fruits, contrairement à ceux que l’on cultive en Chine sur une grande échelle.

Soins de culture :

Le Jujubier est peu exigeant. Cet arbrisseau a une croissance très lente, c’est son principal inconvénient. Son rendement est donc tardif. Pour accélérer sa croissance, il est nécessaire d’améliorer le sol. Dans sa prime jeunesse le jujubier exige des arrosages copieux et des engrais organiques azotés.

En prenant de l’âge, il résiste bien à la sécheresse. Cependant pour augmenter et régulariser son rendement, des irrigations sont indispensables.

Des sarclages courant l’été s’imposent.

(NDLR : les notes concernant l’irrigation sont en contradiction avec l’article du n°1/99 de fruits Oubliés).


Soins d’entretien :

Cultivé en formes libres, le jujubier ne reçoit que quelques élagages légers. Il se contente de soins culturaux et d’une fumure très sommaire.

Composition du fruit :

La composition de la pulpe des jujubes varie avec les espèces, les variétés et les conditions écologiques dans lesquelles elles sont produites.

Composition moyenne pour les jujubes fraîches (en pourcentage).

  • Eau 64 à 85
  • Matière minérale 0,4 à 0,73
  • Sucres 20à 32
  • Protides 0,8 à 2,1
  • Lipides 0,1 à 0,3
  • Valeur alimentaire 55 à 135 calories pour 100g
  • La matière minérale comporte en général une teneur relativement élevée en Fer et en Calcium.
  • La pulpe de jujube séchée peut avoir une teneur en eau inférieur à 20% et sa valeur alimentaire peut dépasser 300 calories pour cent grammes.
  • La pulpe de jujube fraîche contient des vitamines en quantités très variables :
    Vitamine A : 70 unités internationales pour 100 grammes dans la variété Chancal du Pakistan.
    Vitamine C : 500 à 600 mg pour 100g dans la pulpe des variétés chinoises cultivées au Turkestan russe ; 300 à 500mg pour 100g de pulpe des variétés chinoises cultivées aux USA.
  • Composant détectés dans toutes les espèces de Ziziphus:
    Polyphénols (dérivés d'acides flavonoides et benzoides)
    Triterpenes
    Antrachinones
    Alcaloides (cyclopectides et isoquinolides)
    Saponines
    Acides organiques, sucres et lipides

La richesse en sucre du jujube, comparable à celle de la figue, constituait un aliment de grande valeur qui mériterai d’être plus répandu, de plus, il peut être facilement exporté. D’où l’intérêt d’améliorer la qualité de nos jujubiers.

En raison des bonnes relations existant actuellement en France et le Gouvernement de la chine Populaire de Chine, il serait opportun de se procurer des greffons des meilleures variétés de Jujubier de Chine, les plus aptes à s’adapter à notre climat méditerranéen et à nos portes-greffes méridionaux.


Les cultivars de la variétés Jujuba à travers le monde

Asie et Inde

Cultivars de variété jujuba cultivés en Assam :

  • Bali, très gros, ovale, noyau presque rond.
  • Tenga mitha, très gros, ovale, noyau plus allongé, gros.
  • Kasir, très gros, noyau fin et effilé, pulpe très abondante.
  • Kool, Deccaikool et Narkelee (non décrits).

Variétés de l’espèce jujuba cultivés en Indes :

  • Rohtak
  • Hissar
  • Panipat
  • Gurgaon
  • Jind
  • Sangrur
  • Mahendragarh
  • Umran
  • Kaithli
  • Dandan
  • Chouchal
  • Zafaraoui
  • Pewaudi
  • Karaka

Variétés de l’espèce jujuba cultivés au Pakistan :

  • Chancal
  • Khatlhi Mithi
  • Rohtak
  • Karnal
  • Karela
  • Sofaïda Ambata
  • Umran
  • Desi
  • Dandan

Variétés de l’espèce jujuba cultivé en Chine

Il existe environ 400 variétés en chine dont 80 courante.


  • Lang, à gros fruits piriformes, 60 à 70 fruits par kilogrammes. Noyau long et fin ; fruits gros, rouge-brun, oblong, sucré, tardif.
  • Li, la plus grosse, 30 à 40 fruits au kilogramme, la plus estimée de toute.
  • Mu Shing Hong, donnant 70 à 80 fruits au kilogrammes, à petit noyau. Fruits gros, rouge vif, ovale, charnu, sucré, précoce.
  • So, utilisé pour la recherche.
  • Sui Men, à fruits elliptiques, longs, noyau long et effilé.
  • Yu, fruit très gros, oblong, rouge foncé, très sucré et bon.

Variétés de l’espèce jujuba cultivés en France


  • Gros fruits jaune de Provence, fruits assez gros, oblong, rouge foncé, très sucré.
  • Gros fruits rouges de Provence, fruit gros, rouge vif, sucré, de bonne qualité, recherché pour la confiserie.

D’autres espèces de ziziphus à travers le monde

Le genre ziziphus donnent des fruits intéressants dans des conditions de milieu très hostiles :


Jujubier des lotophages ; Ziziphus Lotus (Lamk).

Synonyme : jujubier de Berbérie, ziziphus sylvestris (Mill.), ziziphus parcifolia (Dell.).

Cette espèce donne des fruits intéressants dans des conditions de milieux très hostiles ;

Aire géographique : de Berbérie à l’Afghanistan. Il est cultivé dans le Sud du Portugal et de l’Espagne et en Sicile. C’est le Jujubier de Tunis et de l’île de Zerbi, qui est couramment utilisé pour formé des haies mortes de clôture.


Petit arbrisseau à feuilles courtes, ovales, obtuses et pâles en dessous. Fleurs petites, bleutées. Fruits roussâtres de la grosseur de la prune sauvage, pulpe à saveur agréable. Ce sont des drupes.

Quand les fruits sont mûrs, on les cueille et aussitôt ils sont écrasés pour être renfermés dans des vases. En ajoutant de l’eau, on obtient une sorte de vin qui ne se conserve qu’une dizaine de jours.

Il sert couramment de Porte-greffe au ziziphus jujuba bien que moins valable que les francs.

Dans l’antiquité, en Libye, les Lotophages D’Hérodote avaient une alimentation reposant principalement sur les jujubes (voir article Fruits oubliés Hiver 99)


Jujubier de Palestine ; Ziziphus spina Christi (Linné)

Synonymes : Jujubier épine du christ, Ziziphus napeca, Ziziphus Africana (Mill), Ziziphus sphaerocarpa (Tulasne), Ziziphus nabeca (Forsk), Ziziphus Hamar (Engler).

Aire géographique : comprend le Moyen orient, l’Asie mineure, l’Iran, l’Arabie, la Nubie (bordure égyptienne de la Mer Rouge), le Sahara (l’Aïr et le Tibesti), la boucle du Niger, le Tchad (Baguirmi), l’Ethiopie. Il est cultivé en Inde, Pakistan, Syrie, Egypte, Tunisie, et dans les Oasis Sahariennes, à Zanzibar.


Grand arbrisseau pouvant atteindre plus de 15m de haut

Grandes feuilles vertes persistantes : fruits arrondi de la grosseur d’une noix : chair savoureuse.

En Tunisie, à l’entrée du " Paradis de Tozeur ", cet arbre relique aurait un tronc de plusieurs mètre de circonférence, et dont l’âge dépasserait le millénaire.


Jujubier du Sahara ; Ziziphus Nummularia (Burm) (Wight et Arn)

Synonymes : Ziziphus Rotundifolia (Lamk), Ziziphus Microphylla (Roxb), Ziziphus Paliurus (Hog)

Aire géographique : correspond au domaine botanique Saharo-Indien.


Qui donne des fruits (et de l’ombre) jusque dans les endroits les plus arides.

Jujubier des iguanes ; Zizyphus mauritania (Lamk)

Synonymes : Ziziphus jujuba (Lamk), Ziziphus insularis (Smith)

Aire géographique : englobe les zones arides et semi arides de l’Afrique de l’Ouest, le bassin du Tchad, l’Afrique orientale de la Nubie au Mozambique, l’Angola, l’Afrique du Sud et déborde en Asie, Malaisie, Arabie, et Inde. Ce Jujubier est aussi cultivé en Afrique tropicale et communs aux Antilles et à l’île de Caracas.


Arbuste ou petit arbre atteignant généralement à 7 m de hauteur mais pouvant aller à 20 m, sur lequel se trouvent fréquemment des lézards, d’où le nom. Feuilles analogues à celles du micocoulier ; fruits arrondis et jaunâtres ; pulpe douce et appréciée des indigènes.

Au Sud du Sahara, certaines populations utilisent une farine grossière extraite des fruits de divers jujubiers à fruits secs, dont Ziziphus Mauritania (Lamk), variété orthocantha, farine extraite par battage de l’exocarpe, utilisée à la confection de galettes consommées émiettés dans du lait ou du bouillon (elle peut être utilisée pure ou en mélange avec de la farine de sorgho (Mauritanie), d’un goût biscuité agréable. En Afrique, les fruits sont consommés secs et utilisés pour faire le "Kachaso", une boisson alcoolisée primitive au potentiel considérable. En Inde la culture de cette espèce est bien avancée. Un nombre important de cultivars sont utilisés et les fruits sont vendus frais sur les marchés.

En Malaisie Ziziphus mauritania est localement appelé "Bidira" et est un petit arbuste de 15 pieds anglais de haut. On le trouve en forêt et est cultivé pour ses propriétés médicinal dans de nombreux villages, particulièrement dans l'état de Malacca. L'écorce et les noyaux de Bidara sont bouillis dans l'eau et sont utilisés comme un médicament pour stopper les diarrhées.

Cette espèce comporte plusieurs variétés : Ziphus Mauritania var. Orthacantha (DC), var. Abyssinica (Hoghst), Baguirmiae (A Chev), Var. Hysodrica (Inde), Var. Desertica (A Chev)


Joazeiro (Jujubier Brésilien) ; Ziziphus Joazeiro (Martius)

Aire géographique : Originaire du Brésil.


Bois D. dans "les plantes alimentaires chez tous les peuples", Vol. 2 France 1928 nous en dit :

" Arbre à rameaux épineux, à feuilles vert foncé. Le fruit rond, d’environ 3 cm de diamètre, est jaune à la maturité ; à chair farineuse, dans laquelle se trouve le noyau, entouré par une masse de pulpe mucilagineuse, translucide, très adhérente , de saveur particulière, mais peu marquée. Il est consommé par les indigènes qui, dans les régions sèches, en font des provisions.

Ce Jujubier, est extrêmement productif, il est ornemental et précieux par sa résistance à la sécheresse. Il paraîtrait que c’est le seul arbre de ces contrées qui conserve ses feuilles pendant les périodes de grande sécheresse (Dosette, Shamel et W. Popenoe) "

Ziziphus ancien ; Ziziphus Celata

Connu dans seulement 5 sites de Floride (USA), classé comme espèces menacée par le gouvernement. Ziziphus Ancient est un buisson épineux qui vit dans les déserts du Sud Ouest.

En savoir plus : http://www.mobot.org/CPC/27500806.html


Autres espèces citées de Ziziphus :

Z amphibia (A. Cheval) ; Soudan, Guinée, Vallée du Niger, Burkina Faso Z. angolito (Standley) ; Colombie Z. incurva (Roxb) ; Nepal Z. mucronata (Willd) ; Afrique du Sud Z. obtusifolia (Lamk) ; Indes, USA Z. oenoplia (Mill) ; Indes et Malaysie Z. oxyphylla (Edgew) Himalaya Z. sororia (Roem et Schult) Z. rotundifolia (Lamk) ; Indes Z. rugosa (Lam) ; Himalaya, Indes Z. vulgaris ; Chine Z. xylopyrus (Willd) ; Indes

Bibliographie D. Bois " Les plantes alimentaires " (1928) E. Sauvaigo " les cultures sur le littoral de la méditerranée " (1929) Evre, Noff " les arbrisseaux à fruits " (1948) H. Rebour " fruits méditerranéens autres que les agrûmes " (1968) Maison Rustique Editeur

P. Munier " le Jujubier et sa culture " (1979) Marc Lubrano di Sbaraglione (1984) Conservatoire de Porquerolles http://chemsrv0.pph.univie.ac.at/SKA/ziplant.htm (communauté Internet)

Quelques caractéristiques du Jujubier :


Caractéristiques de cultures :

Ravageurs et maladies :

Peu de maladies et de ravageurs attaquent le Jujubier. C’est la mouche du jujube (voisine de la Cératite) qui cause les plus graves dégâts sur la récolte (surtout les variétés chinoises). Un Kermes, coccus conchaeformis, est lui aussi assez commun, il se traite au insecticides (pyrèthre, rotenone).

Récolte-Rendements :

La cueillette abondante (de 70 à 200 kg par arbre pour certains cultivars chinois) s’effectue à la main (ses épines la rende difficile et douloureuse), les fruits sont complètement mûrs, en automne. Les jujubes supportent parfaitement les transports.


Multiplication-Plantation :

Le semis est effectué avec des noyaux stratifiés dès la récolte et mis en place au début du printemps. Choisissez des noyaux de fruits de qualité supérieure, présentant les caractères de précocité, de goût, de grosseur, de rusticité que l’on veut obtenir.

Les plants peuvent être greffés, le porte-greffe utilisé est le jujubier franc, obtenu de semis. C’est la greffe à l’anglaise qui donne les meilleurs résultats.

Mais c’est le bouturage qui est le procédé le plus courant et le plus recommandable. Les rameaux d’un an sont mis en terre à l’automne. On peut aussi faire des bouturent de racines. Le développement et le besoins de l’arbre, correspondent à une densité de 150 à 200 pieds à l’hectare. En raison de la lenteur de développement de la plante, des cultures fruitières intercalaires de Pêcher ou d’amandier peuvent être pratiquées.

Il n’a pas besoin de taille, se plante à six mètres de ses voisins, il commence à fructifier la quatrième année de sa plantation qui se fait au printemps. Les fruits doivent être cueillis à maturité complète, En France, les auteurs qui se sont intéressés à cet arbre sont peu nombreux, mais ils sont unanimes à recommander les variétés chinoises à gros fruits, sans doute, nos jujubiers gagneraient à être greffés avec des greffons provenant des jujubiers de Chine.


Distance de plantation :

Dans un verger isolé, les jujubiers sont plantés à une densité de 5 mètres sur 5, en carré, dans un sol moyen, soit 400 pieds à l’hectare ; dans un sol riche, plantez les à 6 mètres sur mètres (en carré), soit 277 pied à l’hectare et 320 pieds (en quinconce).

Dans les lignes intercalaires d’un verger, par exemple de pêcher, il est planté dans les intervalles des lignes de la plantation principale (voir figure 1).

Au bout de quinze ans on supprime les pêchers déjà épuisés et sans rendement, en laissant la plantation des jujubiers homogène, qui peut rester encore une quinzaine d’année.

Le jujubier est conduit assez souvent en haies vives. Les haies du jujubier très épineuses, touffues et épaisses sont impénétrables tant pour l’homme que pour le bétail.

Dans ce cas plantez les jujubiers dans des tranchées plus larges que profondes, de préférence au printemps, espacez les pied de 50 à 80 cm.


Conditions économiques :

Répartition des cultures :

L’importance économique du Jujubier est assez faible sauf en Chine, où il fait l’objet de cultures sur une large échelle. Il occupe cependant une aire géographique étendue, notamment dans le bassin méditerranéen.


Usages :

Le jujube se consomme en frais, en conserves, confits, en confiture, en liqueur, ou à l’état de pâte. Il est possible de le faire sécher pour assurer une plus longue conservation.

- Outre la consommation en état frais, les jujubes sont largement utilisés et recherchés en confiserie (fruits confits) et en pharmacie.

- Pour l’exportation, les jujubes sont ordinairement séchées. La dessiccations est faite sur claie, au soleil, pendant une dizaine de jours.

- La préparation au sirop est très appréciée en confiserie, elle consiste à piquer les fruits en les roulants sur une planche garnie de pointes, puis les faire bouillir pendant une demi-heure dans un sirop à 50% de sucre. L’opération est répétée après refroidissement puis les jujubes sont mis à sécher au soleil jusqu’à ce qu’ils aient atteint la consistance d’une datte.

- Leurs fortes teneur en vitamines A et C font que les jujubes servent à la confection d’une pâte pectorale agréable, ou de sirops qui font partie de plusieurs médicaments et dont les préparations sont inscrites au Codex pour arrêter les irritations de la gorge et la toux. Pour obtenir la pulpe qui servira au sirop, on expose les fruits sur des diaphragmes à l’action de la vapeur d’eau ; quand le ramollissement est suffisant, on retire les noyaux et on pile la pulpe dans un mortier ; il reste à passer le jus à travers un tamis de crin.

- On peut faire une boisson alcoolique à goût de cidre. L’extrait aqueux du bois de jujubier renferme un principe cristallisable (acide zizyphique), un tanin et un peu de sucre qui lui confèrent les propriétés du cachou.

- En médecine populaire, un mélange de cendres de bois de jujubier et de vinaigre était autrefois appliqué sur les plaies causées par des morsures de vipères. Ecorces, pousses et feuilles sont astringentes.

- Certaines tribus Touareg, celle du Mali notamment, confectionnent avec les jujubes sèches ou séchées, une sorte de pain non levé appelé " Oufers " qu’on trouve sur le marché de Gao notamment, pain en forme de galette épaisse, percé d’un trou au centre ou pourvue d’une branchette fourchue(*) pour permettre de le suspendre à la selle du chameau à l’aide d’une cordelette ou d’une courroie.

- Les jujubes provenant de peuplement sont commercialisées sur les marchés d’Afrique du Nord, de Syrie, d’Arabie et des grands centres du Sud du Sahara : St louis, Kayes, Tombouctou, Gao…

-Le bois du Jujubier, blanc jaunâtre à l’état d’aubier et rouge acajou à l’état de bois parfait, est d’après Mouillefert, lourd, dur, compact, homogène, susceptibles d’un beau poli. Il est utilisé en ébénisterie de luxe sous le nom d’acajou d’Afrique. Il fournit un bon combustible et un charbon de première qualité ; entièrement desséché, sa densité, varie de 0,948 à 1,112.

- Le noyau de jujube broyé fournirait une huile spéciale de qualité ;

- le miel issue du butinage de ses fleurs fournirait aussi un miel de haut de gamme.











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