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Le néflier d'Allemagne



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tableau avec un article sur le néflier d'Allemagne

Le néflier d'Allemagne


par Christian Catoire
Mespilus germanica L.

Famille des rosacées

Néflier
Meldar (G.B.)
Mispel (Germany)
Cul de chien (populaire)

Le néflier commun est un petit arbre de 4 à 5 m de hauteur.
Originaire des confins sud de l'Europe et de l'Asie, il ne fait l'objet que de cultures réduites en France, mais on le rencontre très fréquemment dans les vergers de l'Europe balkanique et centrale.

Ses fruits étaient déjà utilisés dans l'alimentation humaine au début de notre ère, en Grèce, dans la Rome antique, cité par Théophrastos (4ieme siècle av. J.C.),
il figure sur les fresques murales de Pompéi.
On les consomme à l'état blet.
Ils servent aussi à la fabrication de marmelades, de gelées et on peut tirer de leur fermentation un alcool agréable.
La pulpe contient des osselets plus ou moins nombreux qui sont des loges lignifiées, indépendantes, contenant les graines.

Le néflier est tout à fait rustique en France jusqu'à des altitudes de 400 m dans l'Est.
Son bois supporte des gelées supérieures à -20°C en hiver.
Sa floraison est tardive (fin mai) et n'est pas exposée aux gelées printanières;
par association avec son feuillage magnifique et sa silhouette tortueuse,
il est aussi un très bel arbre d'ornement.
Le développement des fruits jusqu'à maturité de cueillette n'exige pas, d'autre part, une grande quantité de chaleur.
Les climats méridionaux lui sont plutôt défavorables.

Au point de vue du sol, le Néflier est également assez accommodant.
Tous les terrains lui conviennent, sauf ceux qui sont arides ou très humides.
C'est une des espèces fruitières les moins exigeantes.
Elle peut prospérer en lisière de massifs forestiers ou en situation mi-ombragée.

Les Néfliers se cultivent uniquement en arbres libres sur une demi-tige élevée à 1,50 m,
sans soins particuliers, autres que l'élagage périodique des couronnes normalement touffues et étalées.
Il leur faut des écartements de 6 m environs.
Les arbres élevés en pépinière et livrés au commerce sont greffés en pied par écussonnage à œil dormant.

Les porte-greffes employés dans cet élevage sont :
les Aubépines, particulièrement le Crataegus oxyacantha pour les terrains limoneux et secs, le Cognassier pour les terres fortes et fraîches, les Sorbiers (Sorbus Aucuparia, S. domestica, S. torminalis), pour les terres siliceuses pauvres, le Poirier Franc pour les terres profondes, franches.
On pourrait aussi greffer sur Néflier de semis, mais la germination des graines contenues dans les osselets est lente et capricieuse.

La fructification s'établie par fleurs isolées, de 2 à 4 cm de diamètre, à l'extrémité des bourgeons implantés sur les rameaux faibles.
Elle se montre naturellement abondante et régulière dès un âge peu avancé (5 à 8 ans).
Elle augmente avec le développement des couronnes.

La culture du sol au pied des arbres et les fumures modérées sont très favorables au développement des arbres et au grossissement des fruits.
On l'élève ordinairement sur tige en plein vent.
La fructification se faisant au sommet des rameaux, la taille est limitée à la suppression des branches faisant confusion.

La récolte des fruits se fait tard à l'automne, en octobre généralement, après les premières gelées, mais avant la chute des feuilles, par cueillette à la main.
Ils sont munis de longs pédoncules, et ils contiennent 5 noyaux osseux très durs.
La maturité de consommation ne s’obtient qu'après conservation prolongée pendant plusieurs semaines (2 à 6) en lits constitués en local sain et aéré jusqu'à amollissement et virage au brun foncé de la pulpe.
Ce point de maturité doit être attendu même en vue des transformations.

Les ennemis des néfliers ne commettent généralement pas de dégât importants.
On peut cependant craindre :

- dans les situations sèches, la cochenille du bois (Phanecoccus mespili) qui se combat par des applications de bouillies à base d'huile minérale, en émulsion, en hiver ;

- dans les situations fraîches ou humides, la moniliose, (Sclerotinia Mespili) qui amène la momification des fruits et le dessèchement des bourgeons.
Contre elle, le ramassage des organes atteints pour les détruire par le feu est la mesure essentielle.
On peut la compléter par un traitement préventif au débourrement à l'aide de bouillie cuprique à 6 g de cuivre métal par litre.
Les invasions du blanc des feuilles (Podosphaera Oxyacanthae) peuvent être contrôlées par des applications curatives de bouillies sulfurées (sulfocalciques ou à base de sels de Barèges ou de Karathane).

Types Existant à l'état naturel (stabilisés)

Var. abortiva Duham.
Syn. : (M. apyrena Koch. Desc.)
Description : feuilles un peu ondulées, fruits petits sans noyaux, parsemé de petite verrue, il est plus délicat et mollit plus rapidement.
Var. macrocarpa Koch.
Syn. : (M. Gigantea Kirchn.)
Description : à tige et forme plus régulières, inerme; feuilles plus grandes; plus gros que dans le type.

Variétés sélectionnées par l'Homme (Cultivars)

Les cultivars sont peu nombreux.
Ils sont inermes alors que les rameaux des types sauvages sont épineux.
Leurs fruits sont plus gros, plus charnus et parfois sans osselets.
Une douzaine de cultivars sont couramment élevés chez les pépiniéristes, dont la 'nèfle sans pépin', la plus courante en France.
Les autres se rencontrent dans les pays ou la culture du néflier est en faveur.

Les cultivars 'précoce de Nottingham', 'De Hongrie', 'De Turquie', 'De Crimée', Du Caucase', différent entre eux par la forme, la grosseur, la saveur plus ou moins sucrée et la précocité des fruits, comme dans la vigueur, la rusticité des arbres et l'ampleur de leur feuillage.

Nottingham :
fruit petit, sphérique, d'un goût relevé très agréable, obtenu par Hogg en 1830

Konigliche Mispel ou Royale :
Néflier à fruits allongés (Birn mispel)

Monstrueuse d'Evreinoff', d'Octobre :
Fruit de 8 cm de diamètre en forme de toupie aplatie, épiderme gris clair, passant au jaune sable lavé de rouge terne à maturité, qui est très tardive.

Mespilus grandiflora ou lobota Smith .

Néflier à gros fruits de Hollande :
fruit de 5 cm de diamètre, aplati au sommet, un peu moins fertile que le néflier sauvage.

Néflier à gros fruits anciens :
Fruit curieux par sa forme, de grosseur moyenne, terminé par un œil très ouvert, couronné par des sépales persistants.

Hybrides de greffes (chimères)

Enfin notre néflier Commun, en s’hybridant avec l’aubépine commune (crateagus oxyacantha) a donné naissance à de nombreux hybride intergénérique :

Crataego-mespilus
+ Crataegomespilus Jouin
le greffage d’un Néflier (mespilus germanica) sur une Aubépine dans le jardin de M. Dardar, à Bronvaux, près de Metz, produisit, en 1898 juste en dessous de la greffe, deux branches présentant des aspects différents, mais toujours intermédiaire entre les deux parents (ce qui botaniquement se nomme des chimères et s’indique par le signe + placé devant le nom de la plante.
Ces deux branches ont engendré les deux formes suivantes...

Néflier de Bronvaux
+ Crataegomespilus Dardari Jouin
Très voisin du néflier par ses feuilles, mais très épineux, à fleurs blanches, petites et fruit de Mespilus mais plus petit et aplatis.

Crataego-mespilus Asnieresii
+ Crataegomespilus Asnieresli Schneid
Né de la seconde branche, plus proche de l’Aubépine monogyne, à fleurs blanc rosé et fruits allongés, ressemblant à ceux de l’aubépine, mais bruns.

Cette deuxième forme est plus décorative.

Crataego-mespilus Bonnieri
+ Crataegomespilus Bonnieri Daniel
Les feuilles et les fleurs ressemblent à celles de l’une et l’autre espèce, en mélange : les fruits, eux, sont des nèfles.
C’est un arbrisseau aux rameaux flexueux.

Néflier de Saujon
+ Crataegomespilus Bunii Daniel
et + Crataegomespilus Rivieri Daniel

Xerateagus grandiflora

Ou en trouver ?
Pép. Y. Courgeon, route de Villeneuve, 47440 Casseneuil
Pép. Jouve Racamond, Quartier St Jean/ RN 7, 13270, St Andiol

Comment les consommer ?
Les nèfles se consomment très mûres et molles (blettes).
Si vous les cueillez avant les gelées, laissez les mûrir sur un lit de paille.
Vous pourrez alors en faire du sirop ou, comme en Angleterre, du "vin" de nèfles, et même une liqueur en laissant macérer les pépins dans de l'alcool.
Certains les utilisent comme légumes, revenus au beurre, pour accompagner les viandes rôties.
Et pourquoi ne pas vous laisser tenter par une recette de marmelade de nèfles à l'ancienne.
Bien molles et parfumées, elles constituent un dessert agréable et original, car peu de gens les servent à table.

Marmelade de nèfles :
1 kg de nèfles avec le sucre et un verre d'eau dans une casserole à feu pas trop vif; passer les nèfles très cuites au presse purée, remettre sur le feu deux minutes.
Servir dans un compotier.

Confiture de nèfles :
2 kg de nèfles, 750 g de sucre, ½ litre d'eau.
Faire cuire les nèfles dans l'eau. Les passer une fois bien cuites au presse purée.
Peser la pulpe et ajouter un poids égal de sucre.
Faire cuire à feu doux quinze à vingt minutes.
Mettre en pots.

Pâte aux nèfles :
2 kg de nèfles, 750 g de sucre.
Faire cuire les nèfles et les passer au tamis comme pour la confiture.
Peser la pulpe, ajouter un poid égal de sucre, cuire à feu assez vif en tournant continuellement jusqu'à ce que la marmelade se détache bien de la casserole et soit devenue très épaisse.
Etaler sur une plaque recouverte de sucre cristallisé.
Laisser sécher puis couper en losanges, saupoudrer de sucre.
Conserver dans des boites en fer.

Tarte aux nèfles :
500 g de nèfles, 500 g de pâte à tarte, 250 g de sucre, un jaune d'œuf.
Faire cuire les nèfles avec le sucre et un verre d'eau, les passer au presse-purée.
Beurrer un moule à tarte et le garnir de la pâte préalablement abaissée à un demi-centimètre d'épaisseur.
Faire dépasser la pâte du bord de un demi-centimètre tout autour.
Verser la marmelade de nèfles.
Former avec le reste de pâtes des petites lanières disposées en croisillons.
Dorer au jaune d'œuf.
Faire cuire une demi-heure au four assez chaud.

Les nèfles et la santé :
Les nèfles, outre leur vitamines, favorisent la digestion.
La nèfle est supportée par les estomac les plus délicats, le fruit agit comme tonique et astringent.

Bibliographie
Rustica 11-36 du 2 au 8 oct 1991
Evreinof (V.-A.). - Le néflier et le Cognassier à gros fruits, 30 p., Paris, 1932.
Peyre (P.). - Les néfliers indigènes et exotiques, 110 p., Paris, 1945.
R.H., 1953, p. 975.





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