Sommaire du numéro 36
| REVUE N°36 |
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Garder la tête hors de l'eau !
Les tribulations (trop) habituelles des associations...
Les Conseillers d’Administration de Fruits Oubliés, habituellement volubiles, aujourd’hui sont graves :
les comptes présentés par Sandrine sont nets et éloquents :
la trésorerie est à sec et nous oblige à considérer l’association en état de récession provisoire.
Les aides de l’état pour les emplois sont terminées. L’attribution aléatoire des subventions tarde et baisse régulièrement,
le paiement des prestations effectuées s’éternise et la banque refuse depuis juin tout découvert ou prêt …
Aussi, après mûres réflexions, énormément de regrets et en accord avec les salariés,
en sommes-nous arrivés à la seule conclusion possible :
il faut malheureusement licencier !
Wilhem, Sylvie et Sandrine nous ont donc quitté depuis fin août après leurs deux mois de préavis.
Dans l’attente de jours meilleurs, l’association et ses actions vont devoir continuer
avec la seule solidarité de nos adhérents et bénévoles, qui devront investir davantage
de leur temps, pour que malgré tout, les efforts faits depuis tant d’années
ne soit pas anéantis uniquement pour des raisons financières.
Toutes les bonnes volontés, même à distance à l’ère d’Internet, sont donc les biensvenues.
Plusieurs groupes de travail sont en train d’être mis en place, vous pouvez y participer,
n’hésitez pas à vous faire connaître et ainsi nous aider à rebondir.
N’oubliez pas également, amis lecteurs, amis militants que la seule source régulière de revenus,
actuellement c’est la revue !
Objectif : 1000 ABONNES, 1000 ADHERENTS !
Notre "belle et prestigieuse revue" au dire des lecteurs, simple bulletin de liaison il y a 20 ans,
a été sans cesse améliorée, tant dans sa présentation que dans les sujets traités.
La défense et la sauvegarde des variétés fruitières anciennes, leurs goûts, leurs saveurs,
mais aussi les savoir-faire qui les entourent, peuvent séduire encore beaucoup d’autres lecteurs,
pour peu que vous nous aidiez à les découvrir, et que vous sachiez les convaincre.
S’abonner, c’est s’assurer pour 4 numéros d’un rendez-vous avec des passionnés de fruits d’ici ou d’ailleurs,
à découvrir ou retrouver les variétés, les saveurs et les remèdes de nos terroirs, connaître des personnages,
des expériences à travers les portraits, échanger des points de vue, des informations, vivre une "pomologie vivante".
S’abonner ET adhérer, c’est rencontrer ceux qui, comme nous, comme vous, veulent sauvegarder la biodiversité,
qui ont compris l’urgence et la nécessité de la protéger pour l’avenir de l’Humanité y compris à travers
les variétés fruitières.
C’est militer pour que les variétés anciennes aient enfin la place qui leur revient
et ne pas abandonner par négligence le patrimoine que les paysans depuis des siècles ont eu la bonté de nous laisser.
Si seulement chacun d’entre vous, amis lecteurs, réussissait à convaincre un voisin, un ami, un collègue de s’abonner :
Mieux ! le faire aussi adhérer à notre cause.
En conjuguant nos efforts, nous pourrons sauver la pomme de Fruits Oubliés.
Le Conseil d'Administration de Fruits Oubliés
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Portrait d'Hommes : Pierre Racamond, une passion à la retraite ? (.pdf 537 ko) | par C. et F. Rabaud,R. Gavinelli |
Point de vue : Pour une gestion globale de la faune locale | par Roger Gavinelli |
Pomologie : Un réseau de partenaires pour la sauvegarde du patrimoine de fruits à noyau (.pdf 460 ko) | par Emilie BALSEMIN, Hélène CHRISTMANN et Teresa BARRENECHE INRA Bordeaux |
Technique : Sélection de variétés tolérantes à la cloque | par F. Warlop, G. Gomez(Groupe de Recherche
en Agriculture Biologique) |
Pomologie : Qui connait... les pêches de vigne ? | par Fruits Oubliés |
Technique : Conseils de culture pour les pêchers...
| par Fruits Oubliés |
Bona Fama : Redécouvrir le cerisier sauvage Prunus avium L.
| par Isabelle Munier |
Pomologie : Retrouver nos variétés Anciennes... (.pdf 523 ko) | par Sylvie Dupard |
Avis de Recherche : Appel aux militants (.pdf 78 ko)
| par Fruits Oubliés |
| REVUE N°35 |
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L'Europe en cours de Constitution !
Quelles pratiques agricoles dans l’Europe qui se constitue ?
Pologne, Hongrie, Roumanie, leur adhésion à l’Europe entraîne
la disparition de milliers de petits agriculteurs et le rejet
de ceux-ci vers les banlieues bidonvilles des mégapoles urbaines ;
la concentration de la production entre les mains d’investisseurs
d’Europe de l’Ouest et des U.S.A. met en place une agriculture industrielle et les O.G.M.
Déjà, s’est installée là-bas la grande distribution, génératrice d’uniformisation
et de médiocrité de la valeur alimentaire et gustative des aliments.
Finie l’agriculture familiale, les productions locales et diversifiées,
les usages et traditions régionales, l’industrie agroalimentaire veut s’étendre
chez les nouveaux entrants.
La Constitution Européenne est là pour qu’aucun frein ne s’y oppose.
Aucun frein au libéralisme puisque, si le dogme de la "libre" concurrence libérale
est approuvé, rien ne pourra s’opposer à la Loi du plus fort.
Le modèle ultra libéral (en pratique dans le sud de l’Espagne)
pourra s’appliquer à tous en toute légitimité.
De même l’article 123, section 4 – agriculture, stipule que
"la politique agricole a pour but : d’accroître la productivité de l’agriculture
en développant le progrès technique, en assurant le développement rationnel
de la production agricole ainsi qu’un emploi optimum des facteurs de production,
notamment la main-d’œuvre".
Passons sur le mépris et le peu de cas fait aux travailleurs de la terre devenus
"facteurs de production", corvéables de façon "optimum" (maximum bien sûr !).
Mais cet article laisse entendre que ceux qui résisteront à l’accroissement
de la productivité (source de toutes les pollutions, et de la malbouffe)
seront demain constitutionnellement dans l’illégalité et aucune Loi,
sauf prise à l’unanimité des 25 pays (article permettant de modifier la Constitution),
ne pourra remettre en cause le productivisme.
Devra t-on interdire l’agriculture biologique ?
Et ceux qui pensent que le "progrès technique" est responsable des allergies
alimentaires, de la vache folle, des fruits sans goûts devront-ils
se taire face à la Constitution ?
Nous pouvons encore dire non et nous le ferons le 29 Mai, fête de notre mère – Terre.
Nota bene : pourtant il ne s’agit pas, pour résister, de s’enfermer dans l’hexagone.
Fruits Oubliés participe à un échange d’Etude Franco-Roumain sur le maintien
de la diversité agricole avec le Réseau Semences Paysannes.
Notre technicienne Sylvie Dupard se rend en Roumanie et nous recevrons des paysans Roumains.
De même, nous participerons en Juin au Forum Social Méditerranéen
pour mettre en place un réseau de préservation des semences et
plants paysans (au Nord et Sud de la Méditerranée).
Il faut dire Non à la Constitution de la libre concurrence entre
les peuples pour dire Oui à la Solidarité et à la Coopération.
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Portrait de Femme : Manger Autrement Un Défi .pdf (450 ko) | par Wilhem Sunt |
Point de vue : Radioactivité dans nos aliments .pdf (502 ko) | par Pierre et Annie Peguin |
Technique : Cultiver les plaqueminiers | par Roger Gavinelli |
Pomologie : Diospyros kaki, le mal aimé... | par Fruits Oubliés |
Technique : Lutter contre l'astringence du kaki .pdf (677 ko)
| par Roger Gavinelli |
Bona Fama : Cratægus L., L'aubépine
| par Isabelle Munier |
Avis de Recherche : Pêches, pavies, brugnons et nectarines... .pdf (164 ko)
| par Fruits Oubliés |
| REVUE N°34 |
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Monstrueuse croissance...
Le but avéré de certains dirigeants agricoles est de rendre
notre agriculture encore plus compétitive sur le marché mondial,
en exhortant les agriculteurs a toujours plus produire
et moins cher pour l’exportation.
Cette logique financière conduit aux pires excès sociaux et humains
comme vous le lirez dans l’article sur “le goût amer des fruits et légumes”.
Le paroxysme de cette attitude s’est conclu par le meurtre
de deux inspecteurs du travail venu vérifier la réalité des contrats
et conditions de travail chez un agriculteur certainement acculé
à rechercher les plus bas coût de production.
Dangereuse croissance !
Pour produire plus et moins cher, il faut naturellement accroitre la productivité.
Ainsi le blé devient une pompe à intrant chimique pour fabriquer
au plus vite le maximum de grosse cellules de réserve (gluten) ;
grosses cellules qui permettent de mécaniser la fabrication de la
pâte en économisant de la main d’oeuvre.
Résultat : on note de plus en plus d’allergies à ces grosses molécules
de gluten chez les consommateurs ; rendant le pain moderme inconsommable
pour une partie de la population.
De même, les pommes réputées autrefois pour leurs bienfaits
sur la santé (“une pomme chaque matin éloigne le médecin”)
ne sont plus aujourd’hui qu’une grosse réserve d’eau sucrée, joliement enrobée.
L’acidité a disparu avec les variétés industrielles, l’amertume des tanins également.
Ces principes actifs, contenus dans la peau, assuraient
la conservation naturelle des fruits traditionnels
et apportaient à notre corps vitamines et antioxydants
si utiles à la longévité de nos cellules.
Aujourd’hui ces variétés sélectionnées pour cette agriculture
chimique ne font plus qu’accumuler des réserves énergétiques (le sucre).
L’agriculture dominante présente, comble du paradoxe, un bilan énergétique négatif :
on apporte à la production agricole plus d’énergie que l’on en retire.
Cette inversion est récente et date de la mise en place de la politique
agricole Européenne, pour la rendre soi-disant compétitive.
Compétitive au détriment des ressources, de la vie des travailleurs
de la terre et des consommateurs.
Il nous faut retrouver un sens à notre consommation, décroitre
le gaspillage, la production, pour rendre une valeur nutritive
à nos aliments et le goût de l’invention.
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Portrait d'hommes : Un nouveau moulin à châtaigne en Cévennes | par Robert Sauvezon |
Point de Vue :Le goût amer de nos fruits et légumes .pdf (240 ko) | par Le collectif
de Défense des Travailleurs Etrangers dans l'Agriculture |
Enquête : Les variétés de pruneaux qui ont fait l'histoire | par Sylvie Dupard |
Pomologie : A la découverte des prunes .pdf (645 ko) | par Sylvie Dupard |
Cacographie fruitière : Prudence pour le prunier
| par Dominique Garrel |
Bona Fama spécial Prunus Spinosa : gracieuse épine noire,
| par Isabelle Munier |
Avis de Recherche : les cormiers à gros fruits... .pdf (94 ko)
| par Fruits Oubliés |
| REVUE N°33 |
| Edito |
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Pour retrouver la diversité des goûts
Pour l’autonomie alimentaire et une agriculture non soumise aux lobbies de l’agrochimie.
Il faut libérer la diffusion des semences et des plants !
Ce n’est ni hasard, ni fatalité si l’on a restreint l’offre
dans la variété des fruits, légumes et céréales.
Au contraire, l’industrie alimentaire et la grande distribution
ont soumis la recherche agronomique afin de restreindre
et adapter le monde végétal (et animal) à leurs intérêts particuliers.
Produire à bas prix a conduit à rechercher des variétés adaptées à une agriculture intensive,
industrielle et polluante.
Centraliser et concentrer la production et la distribution a incité à créer
des variétés peu nombreuses mais plastiques
dont le seul critère retenu était leur capacité de transport
et de longue conservation sur les étals des grandes surfaces
(au détriment du goût et de la qualité nutritive).
Pour cela, il fallait contraindre les paysans à les adopter.
Cela fut possible en imposant un catalogue officiel des variétés autorisées,
ce catalogue se réduisant peu à peu aux variétés créées pour l’industrie agro-alimentaire.
Devant le désastre d’une telle agriculture, nous devons renverser
ce modèle de production industriel centralisé pour revenir
à une agriculture paysanne, diversifiée, de proximité.
Pour cela, il faut obtenir la liberté pour les agriculteurs,
les jardiniers, les pépiniéristes, de diffuser (échanger et vendre)
l’ensemble de la richesse variétale des fruits, légumes et céréales.
Liberté pour les variétés conçues les siècles passés
par des générations de paysans.
Liberté pour de nouvelles créations bien adaptées à leur terroir
pour une agriculture respectueuse de l’environnement.
Consommateurs, jardiniers, pépiniéristes, associations conservatoires,
signons la pétition nationale
pour le maintien de la biodiversité
dans les fermes du réseau Semences Paysannes.
(disponible sur le site de Fruits Oubliés ou auprès du réseau).
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Portrait : Sernacum, une association au service du Rouget de Sernhac | par Florent Chante |
Point de vue OGM : Ethique ou étiquette | par Jacques Testart |
Point de vue OGM : Lettre ouverte à la FAO | par Semences Paysannes |
Technique : Protéger son sol | par Sylvie Dupard |
Pomologie : Les espèces et variétés de fraises anciennes | par Christian Sunt |
Technique : Cultiver la fraise au jardin | par Christian Sunt |
Cacographie fruitière : La Terre dans la toponymie
| par Dominique Garrel |
Les remèdes de Bona Fama : la fraise des bois
| par Isabelle Munier |
Une recettes, un fruit : les beignets de cerises
| par Jeanine et Michel Munier |
Avis de Recherche : Prunes et Pruniers...
| par Fruits Oubliés |
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